La Boum, c'est cet énorme événement qui aurait lieu au bois de la Cambre le 1er avril. Son affiche fait rougir de honte celle d'une édition de Tomorrowland avec plus de 100 DJs de tous horizons regroupant certains nouveaux talents tels que DJ V-LAET-M, DJ Elio ou des noms bien connus comme Calvin Harris, DJ Snake, Skrillex... Mais c'est surtout un groupe de potes qui s'est lancé le défi de vanner le gouvernement en organisant un énorme festival au bois de la Cambre. Une vanne, oui, mais une vanne aux proportions gigantesques, une vanne qui est devenue virale. Le premier jour, déjà 30.000 personnes avaient réagi à l'événement sur Facebook. À l'heure actuelle, celui-ci totalise 60.000 participants ou intéressés.

Qu'il s'agisse d'une blague ou pas, les assoiffés de fiesta seront probablement présents en nombre au bois de la Cambre le jour J. Les contrôles de police aussi. Les organisateurs admettent avoir peur de perdre le contrôle de la situation et pensent à un changement de stratégie afin d'encadrer l'évènement le jour même.

La Boum, c'est surtout un peu d'espoir et de rêve dans un quotidien culturel bien morne. Même s'il était évident dès le début qu'il n'aurait pas vraiment lieu, la perspective d'un festival énorme à l'affiche explosive, c'était déjà un peu y participer, non? C'est le surréalisme belge qui se permet de faire des projets fous. L'événement Facebook est d'abord et avant tout un défouloir où se mêlent perspectives, cynisme et photos parodiques des membres du gouvernement.

Les organisateurs ne revendiquent rien, ils n'endossent aucun positionnement sur l'échiquier politique. Leur seul but est de se servir des réseaux sociaux et de leur potentiel viral (le terme est particulièrement bien choisi) pour donner la parole à ceux qui ne sont pas écoutés. À prouver que l'événementiel a du succès et que le public belge est en manque de fête. Un genre de mai 68 belge et numérique qui regroupe pacifiquement gauche, droite, politique, jeunes, vieux et tutti quanti.

Les organisateurs admettent bien volontiers que toute l'opération n'est qu'une vaste blague mais une blague utile, qui n'est pas dénuée de sens. Regrouper 60.000 personnes, fût-ce en ligne, dans une période où tout un chacun est isolé, ce n'est pas du temps perdu, n'est-ce pas?

Charles Christiaens

La Boum, c'est cet énorme événement qui aurait lieu au bois de la Cambre le 1er avril. Son affiche fait rougir de honte celle d'une édition de Tomorrowland avec plus de 100 DJs de tous horizons regroupant certains nouveaux talents tels que DJ V-LAET-M, DJ Elio ou des noms bien connus comme Calvin Harris, DJ Snake, Skrillex... Mais c'est surtout un groupe de potes qui s'est lancé le défi de vanner le gouvernement en organisant un énorme festival au bois de la Cambre. Une vanne, oui, mais une vanne aux proportions gigantesques, une vanne qui est devenue virale. Le premier jour, déjà 30.000 personnes avaient réagi à l'événement sur Facebook. À l'heure actuelle, celui-ci totalise 60.000 participants ou intéressés. Qu'il s'agisse d'une blague ou pas, les assoiffés de fiesta seront probablement présents en nombre au bois de la Cambre le jour J. Les contrôles de police aussi. Les organisateurs admettent avoir peur de perdre le contrôle de la situation et pensent à un changement de stratégie afin d'encadrer l'évènement le jour même. La Boum, c'est surtout un peu d'espoir et de rêve dans un quotidien culturel bien morne. Même s'il était évident dès le début qu'il n'aurait pas vraiment lieu, la perspective d'un festival énorme à l'affiche explosive, c'était déjà un peu y participer, non? C'est le surréalisme belge qui se permet de faire des projets fous. L'événement Facebook est d'abord et avant tout un défouloir où se mêlent perspectives, cynisme et photos parodiques des membres du gouvernement.Les organisateurs ne revendiquent rien, ils n'endossent aucun positionnement sur l'échiquier politique. Leur seul but est de se servir des réseaux sociaux et de leur potentiel viral (le terme est particulièrement bien choisi) pour donner la parole à ceux qui ne sont pas écoutés. À prouver que l'événementiel a du succès et que le public belge est en manque de fête. Un genre de mai 68 belge et numérique qui regroupe pacifiquement gauche, droite, politique, jeunes, vieux et tutti quanti.Les organisateurs admettent bien volontiers que toute l'opération n'est qu'une vaste blague mais une blague utile, qui n'est pas dénuée de sens. Regrouper 60.000 personnes, fût-ce en ligne, dans une période où tout un chacun est isolé, ce n'est pas du temps perdu, n'est-ce pas? Charles Christiaens