"Au final, seule une personne sur dix n'appuie pas sur le bouton", soupire Malath Abbas. Ce game designer né en Irak tire un bilan désabusé de Killbox. Asseyant deux joueurs face à face, cette installation aux airs de borne d'arcade glisse ces derniers dans la peau, l'un d'un opérateur de drone militaire, et l'autre de sa victime potentielle. À la clef, un possible meurtre désincarné, à distance. Brossant la relation entre ces deux lignes de vie, cette exploration clôt l'interpellant Games & Politics. Après avoir traversé quinze pays -dont les États-Unis et la Russie-, cette exposition pose ses pixels à Bruxelles. Ses 18 jeux à message déclinent un format trop rare d'événement gaming. Exit la réconfortante nostalgie du jeu vidéo; place à l'implacable actualité politique, économique et sociale de notre quotidien.
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