C'est toujours dur de l'admettre, mais on doit être trop vieux... On ne voit que ça pour expliquer le peu d'enthousiasme que nous a procuré le visionnage de Why Are You Like This? On y avait pourtant mis de l'entrain, ce n'est pas si fréquent, une série australienne! Nommé d'après un mème, WAYLT est une série ultra actuelle, qui met en scène deux filles et un garçon hyper connectés de la générati...

C'est toujours dur de l'admettre, mais on doit être trop vieux... On ne voit que ça pour expliquer le peu d'enthousiasme que nous a procuré le visionnage de Why Are You Like This? On y avait pourtant mis de l'entrain, ce n'est pas si fréquent, une série australienne! Nommé d'après un mème, WAYLT est une série ultra actuelle, qui met en scène deux filles et un garçon hyper connectés de la génération Z: Penny et Mia, deux amies, et Austin leur colocataire gay et drag queen à ses heures. Penny est hétéro, Mia bi, et on nous fait rapidement comprendre qu'elles sont des jeunes filles de leur temps, très engagées dans les luttes contemporaines. Féminisme, politiques identitaires, cancel culture seront donc régulièrement au menu. La petite bande est, certes, amusante dans sa façon d'être dans l'outrance en toute occasion: pensant réduire les inégalités hommes-femmes dans une entreprise, Penny va si loin dans la lutte qu'elle réussit au final à faire licencier toutes les femmes y travaillant; avec Mia, elles humilieront un collègue supposément homophobe, avant d'apprendre qu'il est est lui-même gay et une ex-conquête d'Austin. On a bien compris le principe de la satire, le hic étant qu'à force de tout tourner en ridicule, ne risque-t-on pas de décrédibiliser ces nobles luttes? Des dialogues (plutôt vulgaires) émergent quelques punchlines: Penny et Mia débattant de l'idée de cette dernière d'exploiter une collègue adepte de cosplay pour en tirer de l'argent auprès de quelques pervers: "-Tu dépasses les bornes. -C'est là qu'est l'argent: après les bornes!" Ou lorsque Austin échoue à remporter un concours de drag queen et finit dans un bien piteux état: "Sans la commotion cérébrale, tu aurais pu gagner". On peine malgré cela à s'attacher à ces petites pestes à la morale parfois douteuse. Si au moins la série était vraiment drôle...