L'intégrale Wang Bing proposée voici cinq ans à la Cinematek avait marqué les esprits. Le formidable travail du cinéaste né en 1967 se pose en témoignage sur les transformations que vit son pays. Par la voie documentaire comme par la fiction, Wang Bing expose sans relâche les coulisses parfois sombres du rêve ...

L'intégrale Wang Bing proposée voici cinq ans à la Cinematek avait marqué les esprits. Le formidable travail du cinéaste né en 1967 se pose en témoignage sur les transformations que vit son pays. Par la voie documentaire comme par la fiction, Wang Bing expose sans relâche les coulisses parfois sombres du rêve économique chinois, les paradoxes d'une croissance aux effets... appauvrissants pour certains citoyens, tant sur le plan matériel que spirituel. L'oeuvre du réalisateur d' À l'Ouest des rails (documentaire de 9 heures chroniquant la vie des ouvriers d'un complexe industriel en déclin) se développant sans cesse, il est à nouveau l'invité de la Cinematek pour y présenter ses quatre derniers films en date. Wang Bing sera présent le 2 avril à 19 h pour un entretien public avant la projection de Ku Qian ( Argent amer, 2016), plongée dans l'existence précaire de provinciaux venus travailler dans les ateliers de confection d'une cité ouvrière des environs de Shanghai. Dans les jours suivants, on pourra découvrir aussi Fu yu zi (de 2014, sur les tribulations d'un tailleur de pierre et de ses deux fils), Ta'ang, un peuple en exil, entre Chine et Birmanie (suivant en 2016 " dans un état d'inquiétude" l'exil en Chine d'une minorité ethnique birmane chassée par la guerre civile) et Mrs. Fang (2017), bouleversant portrait d'une femme âgée minée par la maladie d'Alzheimer, Léopard d'or au dernier Festival de Locarno.