Du 31/10 au 07/02

Entre l'exposition liégeoise consacrée à Warhol (La Boverie) et celle que Mons dédie à Roy Lichtenstein, nul ne sera censé ignorer le pop art cet hiver. Cela s'avère d'autant plus vrai que, du fait de la fermeture des musées bruxellois, la programmation nationale est sévèrement amputée. Pop ou crève? Avec un peu de malchance...

Entre l'exposition liégeoise consacrée à Warhol (La Boverie) et celle que Mons dédie à Roy Lichtenstein, nul ne sera censé ignorer le pop art cet hiver. Cela s'avère d'autant plus vrai que, du fait de la fermeture des musées bruxellois, la programmation nationale est sévèrement amputée. Pop ou crève? Avec un peu de malchance, cela pourrait bien être les deux. Car à la désolation de la situation sanitaire et de la saison froide répondront deux corpus d'oeuvres ayant la reprise glaciale et distanciée du réel en ligne de mire. Besoin de chaleur humaine? Passez votre chemin. " Dans un monde mécanisé, l'artiste devient machine: c'est ce que je veux être, une machine", a toujours revendiqué de manière très explicite Andy Warhol. Dans la foulée du pape à perruque peroxydée, Roy Lichtenstein (1923-1997) sacre l'ère de cette même reproduction en série, notamment au travers de vignettes de bandes dessinées dont il s'amuse à souligner le caractère factice. Il reste que Gianni Mercurio, spécialiste de l'oeuvre de Lichtenstein depuis plus de 20 ans, apporte toute son expertise à un événement qui entend insister sur la variété des techniques auxquelles l'artiste américain s'est adonné, notamment la célèbre trame Benday, technique d'impression permettant l'obtention d'une couleur sans dégradés. Au total, l'exposition montoise fait le choix d'une centaine d'oeuvres pluridisciplinaires (estampes, sculptures, tapisseries, bannières...) déroulées en un parcours rétrospectif axé sur les différentes thématiques qui travaillaient l'artiste de l'intérieur (objets, figures féminines, bande dessinée).