Avant de disparaître le 29 mars dernier, Agnès Varda, la mamita punk, aura donc eu le temps de boucler cet ultime long métrage documentaire, modeste film-somme ouvertement testamentaire qui invite à un voyage limpide, même si parfois un peu didactique, à travers son propre travail. Articulé en deux parties, Varda par Agnès procède par petits bonds sur la ligne du temps au gré des humeurs et de la fantaisie de cette formidable raconteuse d'histoires obsédée par le geste et l'idée de faire. À plus de 90 ans, elle y commente ses inspirations et ses passions dans un tourbillon de souvenirs au coeur duquel ses films, intimes et rares, communiquent entre eux, mais aussi avec sa vie, résolument hors norme.

D'Agnès Varda. 1 h 54. Dist: Cinéart.

7