Si on laissera aux gamers le soin de se prononcer sur le gameplay de Syberia 3, force est de constater que le jeu sort lui aussi désormais de son cadre, puisque sa sortie sur PC, Xbox, PS4 et bientôt Nintendo s'accompagne d'une déferlante de produits dérivés et cette fois mo...

Si on laissera aux gamers le soin de se prononcer sur le gameplay de Syberia 3, force est de constater que le jeu sort lui aussi désormais de son cadre, puisque sa sortie sur PC, Xbox, PS4 et bientôt Nintendo s'accompagne d'une déferlante de produits dérivés et cette fois moins ludiques. Michel Lafon édite ainsi en même temps le roman Syberia, commandé à l'écrivain Dana Skoll et qui remet en texte la trame scénaristique de Syberia, qui voit une jeune avocate new-yorkaise se lancer dans une quête très steampunk, des Alpes suisses à la Sibérie. Dans le même temps, l'éditeur Huginn & Muninn publie un bel art book consacré à Syberia mais surtout aux dessins de Benoît Sokal. Enfin, et peut-être plus curieux, Le Lombard édite le premier album de bande dessinée Syberia, prequel de la saga consacré au personnage de Hans Voralberg, le savant fou d'automates et de mammouths... Une BD qui, paradoxalement, n'est pas dessinée par Sokal mais bien par le jeune Johann Blais, visiblement lui aussi très à l'aise avec l'informatique et les images de synthèse. Officiellement, Sokal y a renoncé pour des questions de temps, mais peut-être aussi pour des questions plus "politiques": l'actionnaire principal de Microïds, l'éditeur du jeu, n'est autre que le groupe Médias-Participations, également propriétaire des éditions Le Lombard. Or en BD, Sokal émarge chez Casterman. O.V.V.