L'alcool n'a jamais aidé personne à résoudre ses problèmes, c'est vrai. Mais le lait non plus. On aurait pu prendre un extrait du texte de Benjamin Dierstein -on a essayé, il est trop foutraque et foldingue pour en tirer une phrase courte- mais ...

L'alcool n'a jamais aidé personne à résoudre ses problèmes, c'est vrai. Mais le lait non plus. On aurait pu prendre un extrait du texte de Benjamin Dierstein -on a essayé, il est trop foutraque et foldingue pour en tirer une phrase courte- mais ce proverbe de bistrot, qui ouvre comme d'autres un des chapitres de ce Dernier ballon, en dit lui aussi assez long sur la teneur de ce polar éthylique, qui va panacher comme rarement le sang et la bibine. Car nous voilà embarqué dans le sillage de Freddie et Didier, deux bras cassés et piliers de comptoir qui auraient bien passé le restant de leur vie à gratter des jeux de hasard au PMU si on ne leur avait pas demandé de ramener une petite fille kidnappée par des hippies. Prétexte pour un road trip halluciné dans la France d'en bas et d'à coté, remplie de personnages eux-mêmes hallucinants et débordante de colère jaune -comme les gilets. On n'avait jamais lu Benjamin Dierstein (deux romans parus chez Nouveau Monde éditions), mais on n'est pas étonné de le découvrir dans la collection Equinox qui a le goût du polar (très) rock'n'roll et des écritures hors norme. Dans le genre, ce ballon est une perle.