"Rien ne se gagne. Rien ne se perd. Tout se transforme", disait le père de la chimie moderne Lavoisier. Et la maxime vaut aussi pour l'art... Imaginé par Philippe Collin, historien de formation, Un air de déjà-vu? propose de revenir en huit épisodes sur l'année culturelle écoulée et de décoder les phénomènes en ce qu'ils tirent du passé. Pour le premier anniversaire de la mort de Johnny, l'émission décortique la coutume de l'album posthume et raconte les chanteurs qui ne meurent jamais. Ceux qui remplissent les rayons de disques depuis l'au-delà à coups de lives et de fonds de tiroir.

Si Elvis rapporte 40 millions de dollars les bonnes années, Mon Pays c'est l'amour fut en 2018 la cinquième meilleure vente d'albums dans le monde... Consacrant une dizaine de minutes à chacun de ses sujets (un luxe dans le monde de la télé culturelle moderne), Collin se penche aussi sur Banksy et l'autodestruction à Londres d'une de ses oeuvres adjugée à 1 200 000 euros, traçant des parallèles avec Gustav Metzger, ou Arman et ses célèbres colères. Il interroge enfin le biopic musical ( Bohemian Rhapsody oblige) et un genre, le film biographique, qui s'est depuis l'après-guerre emparé des figures de l'entertainment. Un air de déjà-vu? se penchera aussi durant l'été sur Notre-Dame, Houellebecq, les chanteuses au masculin, le nazisme en littérature et la Lune au cinéma.

Émission culturelle de Philippe Collin.

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