Jusqu'au 28 juillet

Sculptures monumentales ou dessins explosifs en prise sur les mythologies des peuples premiers, l'oeuvre de Koenraad Tinel (1934, Gand) a des visées cathartiques. On comprend mieux quand on sait que cet artiste de 85 ans, ayant la vitalité d'un adolescent, a vécu son enfance auprès d'un père converti à la boue brune de l'idéologie nazie. Ce passé tourmenté, Tinel l'a expurgé par le biais d'un ouvrage sublime, Scheisseimer, opus graphique mêlant l'encre de Chine aux mots de l'artiste digérés par l'écrivain flamand David Van Reybrouck. Il reste que le récit n'a pas suffi à éponger la douleur, raison pour laquelle les créations de ce Gantois installé dans le Pajottenland revêtent un caractère d'urgence... qu'on ne laissera filer sous aucun prétexte. À cheval sur trois lieux de la ville au confluent de la Lys et de l'Escaut, Udsjuen offre le double avantage d'une exploration urbaine et d'une proposition qui panache les formats, les contextes et les perspectives.

Où: À l'église Sint-Jacobs, Sint-Katelijnestraat et Zebrastraat, Gand.

Infos: www.zebrastraat.be; www.jacobusgent.be