La chaîne culturelle franco-allemande ne pouvait que se synchroniser à la Berlinale, le prestigieux festival de cinéma qui commence demain. Arte propose donc un programme spécial et ardemment cinéphile, avec en ouverture le premier film de la trilogie tricolore de Krzys...

La chaîne culturelle franco-allemande ne pouvait que se synchroniser à la Berlinale, le prestigieux festival de cinéma qui commence demain. Arte propose donc un programme spécial et ardemment cinéphile, avec en ouverture le premier film de la trilogie tricolore de Krzysztof Kieslowski. Juliette Binoche y interprète une jeune femme qui perd son mari et leur enfant dans un accident de voiture. Julie entame une nouvelle vie dans le détachement absolu de tout ce qui pouvait faire son existence d'avant. Mais quelque chose reste: le soupçon qu'elle est pour beaucoup dans l'oeuvre de son époux, un compositeur reconnu. Voire qu'elle l'a composée elle-même, comme cette musique inachevée que le jeune assistant de son mari, secrètement amoureux d'elle, s'est mis en tête de terminer... La couleur bleue tient évidemment une place importante dans un film fascinant où Kieslowski veut évoquer la liberté. Suivront l'égalité dans Trois couleurs: Blanc (1994) puis la fraternité dans Trois couleurs: Rouge (1994 aussi), le cinéaste polonais s'inspirant des trois mots de la devise nationale française en même temps que des trois couleurs du drapeau. On notera que Juliette Binoche préféra ce film au pont d'or offert par Hollywood pour tourner Jurassic Park...