"Lacuna"

Dès les premières secondes, Trixie Whitley pose les enjeux. Un bourdonnement synthétique ouvre en effet un troisième album, dont on comprend vite qu'il constitue un nouveau d...

Dès les premières secondes, Trixie Whitley pose les enjeux. Un bourdonnement synthétique ouvre en effet un troisième album, dont on comprend vite qu'il constitue un nouveau départ pour l'ex-Gantoise. Jusqu'ici, la fille de feu Chris Whitley avait en effet creusé une veine rock adulte habitée, avec pas mal de réussite. Avec Lacuna, elle se rappelle qu'à quatorze ans, elle était également fan de musiques électroniques et de hip-hop, squattant les platines des soirées branchées du SMAK gantois pour y jouer du Autechre ou du Run DMC. Tension industrielle ( May Cannan), saxo dissonant ( Dandy), groove électronique louche ( Long Time Coming): même si elle rentre un peu dans le rang en fin d'album, Whitley renouvelle ainsi son paysage musical avec une classe et une audace bluffantes.