Nombre d'acteurs américains possèdent une société de production leur permettant de développer leurs projets chéris et de prendre une part plus conséquente du gâteau offert aux investisseurs par un succès commercial. Mais aucun d'entre eux n'a trouvé dans cette activité secondaire autant de pouvoir et surtout de profits que Tom Cruise. Depuis la création, au début des années 90, de Cruise-Wagner Productions, lui et son associée Paula Wagner ont mené à bien plusieurs opérations juteuses, à commencer par les films prenant qui vous savez pour interprète principal. La première réussite, tant créative q...

Nombre d'acteurs américains possèdent une société de production leur permettant de développer leurs projets chéris et de prendre une part plus conséquente du gâteau offert aux investisseurs par un succès commercial. Mais aucun d'entre eux n'a trouvé dans cette activité secondaire autant de pouvoir et surtout de profits que Tom Cruise. Depuis la création, au début des années 90, de Cruise-Wagner Productions, lui et son associée Paula Wagner ont mené à bien plusieurs opérations juteuses, à commencer par les films prenant qui vous savez pour interprète principal. La première réussite, tant créative que financière, fut Mission: Impossible. Plusieurs autres suivirent, la double casquette du comédien désormais aussi producteur lui permettant de négocier les deals les plus favorables, tant du point de vue du cachet que de celui des pourcentages assurés sur les recettes. Et ce dernier aspect avant même que le film soit devenu bénéficiaire. La plupart des films en question le devenant par ailleurs très vite, vu la popularité d'un acteur figurant dans la "short list" des stars assurant presque un succès par la seule présence de leur nom au générique. Le spécialiste de l'économie hollywoodienne Edward Jay Epstein plaçait dès 1995 Cruise dans le cercle très restreint des producteurs capables d'assurer la viabilité d'une "franchise" (film appelé à connaître des suites) pesant un milliard de dollars. Les autres étant George Lucas, Jerry Bruckheimer et Steven Spielberg... avec lequel Tom Cruise fit équipe pour 2 films de science-fiction, Minority Report et un War Of The Worlds dont le triomphe fit le projet le plus spectaculairement rentable de toute sa carrière avec des rentrées personnelles évaluées à près de 90 millions de dollars! Cruise-Wagner productions a certes connu quelques échecs, et il n'est pas certain que les projets de films destinés à relancer la carrière (en rade) de sa comédienne d'épouse Katie Holmes puissent attirer les foules. Par ailleurs, l'étoile d'un Cruise de plus en plus controversé pour son implication dans la scientologie et quelques frasques en cours de promotion a pâli ces toutes dernières années. Au point de voir la Paramount casser, en 2006, son contrat avec lui, après 14 ans de fructueuse collaboration. Et de constater que la plus appréciée des performances récentes de Tiny Tom (il existe un mystère sur sa taille exacte, mais elle ne doit pas dépasser 1m70, foi d'inter-vieweur...) est celle qu'il a livrée, méconnaissable, dans le rôle du... producteur Les Grossman dans Tropic Thunder de Ben Stiller. Cette création hilarante, synthétisant tous les clichés du producteur hollywoodien agressif, vulgaire, imbu de son pouvoir et constamment odieux, ne pouvait être bien sûr qu'un rôle de composition. Mais son impact fut tel que Cruise reprit le personnage sur scène aux MTV Awards 2010, et qu'il est désormais question de lui consacrer un long métrage, un faux documentaire dans lequel Ben Stiller serait logiquement impliqué... l la semaine prochaine: CLAUDE BERRILouis Danvers