"Weather Walker"

Le mélange du jazz et des sections de cordes a donné en général des résultats musicaux mitigés sinon désastreux, comme dans le cas des ultimes disques de C...

Le mélange du jazz et des sections de cordes a donné en général des résultats musicaux mitigés sinon désastreux, comme dans le cas des ultimes disques de Charlie Parker. Les véritables réussites que furent Clifford Brown with Strings et plus récemment en Belgique Aka Moon et Invisible Mother restent de rares exceptions auxquelles l'on peut désormais ajouter le lyrique Weather Walker, dans lequel le trio du saxophoniste Tim Garland (Jason Rebello ou Pablo Held, piano, Yuri Goloubev, basse) se confronte à un orchestre de 35 musiciens aux interventions souvent dramatiques. Garland et son soprano célèbrent ici le Lake District, région du nord-ouest de l'Angleterre, qu'il dessine à la façon (en partie improvisée) d'un peintre impressionniste.