On ne va pas se mentir: une série centrée sur une épidémie apocalyptique, dont le seul remède exigerait des mesures sacrificielles pires que la menace en présence, sur fond de complot ourdi par une officine d'État, sur le papier,...

On ne va pas se mentir: une série centrée sur une épidémie apocalyptique, dont le seul remède exigerait des mesures sacrificielles pires que la menace en présence, sur fond de complot ourdi par une officine d'État, sur le papier, on n'était pas preneur. Et pourtant. Dès le premier épisode, The Passage sort du concept qui l'a forgé pour entrer dans une matière qui explore la complexité de ses personnages, attachants et particulièrement bien investis par un casting de -jusque-là- seconds couteaux. Une sombre agence publique est chargée de créer un vaccin contre toutes les maladies infectieuses. Celui-ci réside dans l'organisme d'un vampire bolivien (ne partez pas tout de suite), mais nécessite un hôte "normal" pour être cultivé. Un ancien militaire, Brad, est chargé d'enlever Amy, choisie pour servir de cobaye. Mais il se ravise en last minute, signant le départ d'un road trip qui, contre toute attente, tient en haleine et déploie quelques belles idées de scénario, même si l'ensemble ne résiste pas à son avalanche d'action un peu réchauffée.