Attention, objet d'une beauté complètement frappadingue! Dans The Midnight Gospel, un aventurier illuminé plonge tête la première dans un étrange simulateur en forme de vagin géant afin de visiter les confins d'un infini multivers et y trouver matière à alimenter ses podcast...

Attention, objet d'une beauté complètement frappadingue! Dans The Midnight Gospel, un aventurier illuminé plonge tête la première dans un étrange simulateur en forme de vagin géant afin de visiter les confins d'un infini multivers et y trouver matière à alimenter ses podcasts interstellaires. Nourri par des discussions philosophiques et existentielles bien réelles qui mêlent pleine conscience et mysticisme, science des rêves et projections astrales, l'ensemble est porté par des voix droguées à souhait, promesses épiphaniques en soi d'une série où les dialogues logorrhéiques et les actions représentées, parfois très violentes, ne sont quasiment jamais interconnectés, mais procèdent plutôt d'une espèce de décollement halluciné qui passe directement par le troisième oeil pour exploser les portes de notre perception. Visuellement, on pense souvent aux collages fous de Terry Gilliam chez les Monty Python qui rencontreraient les moments les plus colorés et barrés de Yellow Submarine dans un épisode de Rick & Morty. Autant dire que tout ça vous retourne le cerveau comme une vulgaire crêpe de l'espace dérivant en vrille dans les nuées cotonneuses d'un éden lysergique où tout, littéralement, peut arriver. Stupéfiant!