Diffusée sur Netflix au lendemain du Daytona 500, la plus prestigieuse des courses de NASCAR (courses réservées aux voitures de stock-car aux États-Unis), The Crew situe son action dans un garage professionnel où un chef d'équipe bourru et vieux jeu (le vétéran de l'humour régressif Kevin James) se retrouve conf...

Diffusée sur Netflix au lendemain du Daytona 500, la plus prestigieuse des courses de NASCAR (courses réservées aux voitures de stock-car aux États-Unis), The Crew situe son action dans un garage professionnel où un chef d'équipe bourru et vieux jeu (le vétéran de l'humour régressif Kevin James) se retrouve confronté aux méthodes progressistes d'une nouvelle patronne intello qui n'a pas la moitié de son âge. Pilote beau gosse mais décérébré, team de bons gros gaillards qui aiment la bière et la malbouffe... On voit tout de suite, bien sûr, ce qu'une sitcom US basique peut tirer comme stéréotypes genrés de pareilles prémices, et à vrai dire The Crew n'est pas forcément du genre à faire dans la dentelle. Pilotée par Jeff Lowell ( Spin City, Two and a Half Men), la série donne en effet allègrement dans l'humour conservateur et à l'ancienne (pour ne pas dire, parfois, de dinosaure...) qui tacle, pêle-mêle, le véganisme, les millennials, la culpabilisation écolo et le changement sous toutes ses formes... Inégaux, les gags s'enchaînent pourtant avec une appréciable efficacité, dénotant un vrai savoir-faire, et surtout un amour sincère pour le sport automobile et la sitcom en général, cet art mineur mais exigeant. Moins carrée et bas du front qu'elle n'y paraît d'abord, The Crew semble au fond tout droit sortie des années 90, impression renforcée par un recours constant à cette antienne datée que constituent les rires enregistrés.