On l'écrivait en prélude à cette 65e édition: dans le concert des grands festivals internationaux de cinéma, Berlin reste le plus imprévisible, avec une sélection généralement hybride, au risque de quelques fautes de goût, et un côté aventureux favorisant dans le même temps les découvertes et autres fulgurances. Un postulat qui s'est vérifié tout au long de ce millésime 2015, dont l'on soulignera, s'agissant de son volet compétitif en tout cas, la bonne tenue d'ensemble. Un constat assorti d'un autre, d'ailleurs: la pertinence du palmarès concocté par Darren Aronofsky et ses jurés qui, de Taxi, de Jafar Panahi, à Under Electric Clouds, d'Alexei German Jr., en passant par El Club, de Pablo Larrain, 45 Years, d'Andrew Haigh, ou Ixcanul, de Jayro Bustamante, ont salué la plupart des films les plus remarqués du côté de la Potsdamer Platz; un consensus suffisamment rare pour être souligné. Au-delà, et s'il convient de souligner les audaces esthétiques d'un Wim Wenders réinventant la 3D, de Peter Greenaway citant Eisenstein, ou d'Alexei German s'aventurant dans la brume électrique, c'est surtout du côté de ses thématiques qu'il faut chercher les lignes de force d'une Berlinale où se sont exprimées diverse...