On n'en aurait pourtant pas donné cher, de cette série dérivée d'un clip rigolo de NBC pour promouvoir la diffusion du foot anglais sur la chaîne. Le principe? Un entraîneur de football américain est recruté pour coacher une équipe de "soccer" de seconde zone... On imaginait la série se cantonner à un running gag sur l'inaptitude dudit coach à assimiler les règles du curieux sport dans lequel il officie désorma...

On n'en aurait pourtant pas donné cher, de cette série dérivée d'un clip rigolo de NBC pour promouvoir la diffusion du foot anglais sur la chaîne. Le principe? Un entraîneur de football américain est recruté pour coacher une équipe de "soccer" de seconde zone... On imaginait la série se cantonner à un running gag sur l'inaptitude dudit coach à assimiler les règles du curieux sport dans lequel il officie désormais. Mais non, Ted Lasso, c'est un peu plus que cela. Comme dans la première saison, Ted continue d'afficher son horripilante bonhommie et de balancer ses vannes ultra-référencées. Pire, les tubes branchouilles semblent à nouveau empilés grossièrement et les placements de produits s'enchaînent de manière peu subtile... Et pourtant, Ted Lasso, ça fonctionne! Pour les retardataires, ça parle bien de football, et ça pue la sueur et la testostérone dans les vestiaires. Mais du jeu proprement dit, on ne voit qu'environ cinq minutes cumulées sur les deux saisons. Et quant aux mâles, ils sont complètement paumés. Ce sont les femmes qui ont la mainmise sur le ballon! C'est d'ailleurs une certaine Rebecca qui se démène à la tête du Richmond FC. L'un des enjeux majeurs de cette deuxième saison est sa dernière recrue: une psychologue. On ne divulgâchera pas tout, mais comme disent les critiques aguerris: "la série gagne en profondeur"... Elle enfonce aussi quelques portes ouvertes -comme quand l'équipe décide de bouder le (méchant) sponsor maillot-, mais, peut-être parce qu'en ces temps incertains on éprouve un besoin particulièrement élevé de gentillesse et d'affection, du Ted Lasso, on en redemande! Alors on se délecte de la trouvaille Led Tass (même si trop peu exploitée), le jumeau maléfique de Ted, chaque apparition de Juno Temple est un régal, et on se laisse même émouvoir par les fins d'épisodes à la Richard Curtis. C'est parfois très triste, mais c'est certainement la meilleure série feel good du moment.