À 20 ans, il était punk. Il a joué dans des groupes de rock et a touché à tout. Même à l'héroïne. C'est la littérature qui lui a épargné une existence de débauche et probablement une mort précoce. Thomas Coraghessa...

À 20 ans, il était punk. Il a joué dans des groupes de rock et a touché à tout. Même à l'héroïne. C'est la littérature qui lui a épargné une existence de débauche et probablement une mort précoce. Thomas Coraghessan Boyle, T.C. pour les intimes, a trouvé un sens à la vie en écrivant et en étant seul dans la nature. Elle figure, comme sa destruction par l'homme, au centre de son oeuvre ( Après le carnage). Boyle dit même de tout temps avoir été un écrivain écologiste. Mais l'auteur, prix Médicis étranger en 1997 pour America, s'est attaqué à tous les excès et à tous les travers de la société américaine. Parsemé de lecture d'extraits sur dessins lentement animés, le documentaire d'Adrian Stangell et Isabelle Hinteregger suit le bonhomme chez lui pour tirer le portrait d'un mec bizarre qui capture les rats dans sa maison d'amis pour les libérer en pleine nature. Et possède une arme non pour se défendre mais pour éventuellement se suicider. Un docu moins truculent et rock'n'roll qu'on l'imaginait.