Début février, il ne faudra pas rater la rétrospective que le Jeu de Paume à Paris consacre à Susan Meiselas, photographe nord-américaine qui s'est fait un nom au sein de l'agence Magnum. Pourquoi? Parce que Meiselas a toujours fait preuve d'un engagement total da...

Début février, il ne faudra pas rater la rétrospective que le Jeu de Paume à Paris consacre à Susan Meiselas, photographe nord-américaine qui s'est fait un nom au sein de l'agence Magnum. Pourquoi? Parce que Meiselas a toujours fait preuve d'un engagement total dans son travail, collectant des kilomètres d'archives sonores et visuelles. Sans oublier de témoigner une fidélité impressionnante à l'égard de ceux dont elle a utilisé l'image -il faut voir les enquêtes qu'elle mène pour retrouver certaines personnes photographiées. Pour s'en convaincre, un détour par le site de l'intéressée s'impose. Celui-ci s'ouvre sur une série de photographies surplombées par la ligne d'un curseur que l'on fait défiler. Pratique, le procédé offre la possibilité de passer en revue les travaux marquants: 44 Irving Street, Carnival Strippers, A Room of Their Own, Women in the US Army, ainsi que des reportages à l'étranger (Nicaragua pendant la guerre civile, Chili, Irian Jaya...). On aime le fait que chacune des séries soit contextualisée par Meiselas et que l'on trouve des courts métrages et des témoignages sonores étoffant l'ensemble. On ne s'en va pas sans avoir visionné, sous l'onglet "Info", une séquence de 4 minutes au cours de laquelle la photographe définit sa très empathique "éthique du voir".