In Movement est le nouveau festival de danse que lancent les Brigittines, à Bruxelles, où des chorégraphies "courtes" côtoient des "longues". Patrick Bonté, directeur du lieu, justifie ce mélange. " Pas facile de présenter une forme courte. Souvent les chorégraphes ont tendance à allonger leur création à 50' pour en faire une "vraie" représentation. Or, il y a des spectacles qui trouvent leur "justesse" à 17'30'. Comme dan...

In Movement est le nouveau festival de danse que lancent les Brigittines, à Bruxelles, où des chorégraphies "courtes" côtoient des "longues". Patrick Bonté, directeur du lieu, justifie ce mélange. " Pas facile de présenter une forme courte. Souvent les chorégraphes ont tendance à allonger leur création à 50' pour en faire une "vraie" représentation. Or, il y a des spectacles qui trouvent leur "justesse" à 17'30'. Comme dans le cas d'une nouvelle par rapport à un roman, il est parfois inutile de prolonger. D'où ces soirées composées où chaque chorégraphie trouve sa durée exacte et qui nous permettent de présenter plusieurs univers qui se répondent." Mais ce nouveau festival naît d'abord d'une envie précise: prendre le pouls de la création chorégraphique bruxelloise. "On avait envie de faire un temps fort sur la chorégraphie à Bruxelles, dans sa richesse, sa diversité et son effervescence. Un peu comme le Balsa Marni. Mais In Movement réunit des chorégraphes qui ont déjà une maturité, même dans leurs "works in progress"." Inédit, le festival s'ouvre avec le tout premier spectacle du duo Mossoux-Bonté, Juste Ciel, un solo rouge et rock qui pique dans l'iconographie et les codes catholiques (la prière, Jésus, le cloître). Puis l'excellente danseuse Lisbeth Gruwez fait remonter à la surface un vrai discours politique des plus ambigus dans It's going to get worse and worse. Le propos politique en danse est un objet rare! Autre mouvement, le délirant couple amorphe autour d'un PicniK, un tube signé Barbara Mavro Thalassitis. On découvrira la future création de Michèle Anne De Mey: Lamento pour Gabriella Iacano, ou encore Bloom où Mauro Paccagnella revient à la sobriété chorégraphique! Autre moment intrigant avec Me, Myself and I où le danseur Marco Torrice tente un dialogue chorégraphique avec la schizophrénie. Enfin, dans At you place, un duo nous embarque dans une chorégraphie d'appartement. "Une proposition interactive avec la géographie de l'appartement, son humeur, les personnes présentes, dans un travail sur la forme, le geste et la distance"... Les Brigittines ont l'art de nous proposer de stimulants "temps forts" sur la danse. Une bonne maison, comme on dit, dans l'ambiance particulière d'une ancienne chapelle... Move. DU 22 AU 31/03. WWW.BRIGITTINES.BE N.A.