Les 29 et 30/05

Peut-être encore plus que les autres genres, le jazz souffre de la crise du coronavirus, tant il ne se savoure jamais autant qu'en live. Il faut donc saluer la tenue du Bel Jazz Fest, ces 29 et 30 mai. Son premier atout est de rassembler une dizaine de festivals parmi les plus impo...

Peut-être encore plus que les autres genres, le jazz souffre de la crise du coronavirus, tant il ne se savoure jamais autant qu'en live. Il faut donc saluer la tenue du Bel Jazz Fest, ces 29 et 30 mai. Son premier atout est de rassembler une dizaine de festivals parmi les plus importants de la saison (du Gaume Jazz au Brussels Jazz Festival, du Jazz Middelheim au Mithra liégeois, etc.). Ayant tous dû faire l'impasse sur leur prochain événement, ils se sont unis pour proposer sur le Net une affiche alléchante, constituée de près de 25 groupes locaux: Antoine Pierre Urbex, Manuel Hermia, Commander Spoon, Casimir Liberski, etc. Pas question toutefois de les filmer en train de jouer dans un coin de leur salon. Pour une qualité acoustique optimale, tous les concerts seront diffusés en live depuis les studios de Flagey, avec des moyens de production adéquats. Et comme certains sets se chevaucheront, dispersés dans six coins différents du bâtiment, ils resteront tous disponibles pendant une semaine sur le site jazz.be. Ce qui a évidemment un coût. À l'inverse des streaming gratuits qui pullulent sur les plateformes de réseaux sociaux, le Bel Jazz Fest a choisi de faire payer "l'entrée" à son festival. Soit 15 euros pour les 24 concerts. De quoi rémunérer musiciens, techniciens, organisateurs, et surtout soutenir une scène qui en a bien besoin.