"Halluzinationen"

Sophie Hunger ne s'est jamais facilité la tâche. Depuis le départ, elle trace sa route avec une farouche indépendance, capable de reprendre du Noir Désir comme d'in...

Sophie Hunger ne s'est jamais facilité la tâche. Depuis le départ, elle trace sa route avec une farouche indépendance, capable de reprendre du Noir Désir comme d'inviter Éric Cantona sur un titre, de filer vers le folk ou tenter des disques plus électroniques. Sur ce septième album, la Suissesse mélange à nouveau les langues (anglais, allemand) et les idiomes musicaux, creusant toujours plus loin un territoire qui n'appartient qu'à elle. Épaulée par le producteur Dan Carey (Speedy Wunderground), Hunger a enregistré notamment à Abbey Road, zigzaguant entre piano mélancolique ( Finde Mich, Rote Beeten aus Arsen) et audaces plus enlevées (le rythme kraut d' Alpha Venom, la pop presque sautillante de Everything Is Good), sans jamais abandonner cette élégante distance qui la caractérise.