John Singleton s'est fait un nom avec Boyz N the Hood, fable sans concession de l'impossible mobilité sociale dans la quartier de South Central, à Los Angeles, au tournant des années 90. Même lieu, autres temps, 1983, aux racines de la culture h...

John Singleton s'est fait un nom avec Boyz N the Hood, fable sans concession de l'impossible mobilité sociale dans la quartier de South Central, à Los Angeles, au tournant des années 90. Même lieu, autres temps, 1983, aux racines de la culture hip-hop et gangsta: Franklin Saint, jeune black, a réussi une brillante scolarité mais se retrouve coincé par sa couleur de peau dans des jobs miteux. Cette réalité va le motiver à naviguer dans les marges du rêve américain, en dealant de la came, frayant peu à peu avec les figures hautes en couleur du milieu. Après The Wire, Breaking Bad et Narcos, la télé continue d'explorer l'impact de la drogue sur la société américaine. Ici, la série tisse un récit choral influencé par le style David Simon, mais s'éparpille façon puzzle auprès de trop de personnages et d'intrigues qui ne s'imbriquent pas au mieux dans le récit principal. D'autant plus dommage que Damson Idris en impose dans le rôle de ce Franklin dont la fraicheur juvénile va s'assombrir à mesure que se durcit un récit qui ne choisit jamais vraiment entre le pittoresque funky, le récit historique et la chronique acide.