On déballe le Panier, on est à Marseille. Le Mistral souffle ses répliques à des malabars que l'auteur rencontre pour un scénario traitant d'une bande de faux-monnayeurs... Pour la première fois, une plateforme américaine va produire une série écrite en français, tournée e...

On déballe le Panier, on est à Marseille. Le Mistral souffle ses répliques à des malabars que l'auteur rencontre pour un scénario traitant d'une bande de faux-monnayeurs... Pour la première fois, une plateforme américaine va produire une série écrite en français, tournée en France, diffusée dans le monde entier. Le lecteur reconnaîtra sans peine le feuilleton ( Marseille) et le commanditaire (Netflix). "C'était une scène d'exposition. J'étais contre." Outre ses romans, Dan Franck a signé pléthore de scénarios -ce qu'il ne manque pas de rappeler à satiété. Le pitch? Un roman à double face combinant l'efficacité du thriller et les coulisses de la création: marchandage de producteurs, bisbrouilles avec le réalisateur, les couleuvres s'avalent comme des sabres. Si quelques recettes retiennent l'attention (muscler les arches narratives, clouter un personnage...), un sentiment de répétition enlise le récit, fausse monnaie qui gagnerait au change de quelques grosses coupures. "Faute d'une lame cisaillant le tissu, on s'endort." Passager clandestin de sa série, le showrunner règle ses comptes sur 400 pages, sans faire l'impasse du ventre mou. Morale de l'histoire? Dans ce journal Dan Franck, le lecteur venu binge-watcher en sera pour ses frais: "Dans un film, c'est le metteur en scène qui tient le revolver."