Le mois de mai dernier avait entendu sonner le glas des 2 plus grandes séries télévisées en cours: Lost et 24H. Conclusion minable pour la première, jouissive pour l'autre. Mais qu'importent les ratés et les pirouettes, la fin de ces fictions américaines dépouillait littéralement la télévision de son intérêt. Entre 2004 et 2007 (période qui a assisté à la naissance de Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Prison Break -3 séries qui ont sensiblement décliné depuis-, 30 Rock,...

Le mois de mai dernier avait entendu sonner le glas des 2 plus grandes séries télévisées en cours: Lost et 24H. Conclusion minable pour la première, jouissive pour l'autre. Mais qu'importent les ratés et les pirouettes, la fin de ces fictions américaines dépouillait littéralement la télévision de son intérêt. Entre 2004 et 2007 (période qui a assisté à la naissance de Desperate Housewives, Grey's Anatomy, Prison Break -3 séries qui ont sensiblement décliné depuis-, 30 Rock, Mad Men et Skins au Royaume-Uni), c'était Byzance. Depuis, c'est le calme plat. Ni le bébé de J.J. Abrams Fringe, ni FlashForward (l'énorme déception de la saison dernière, censée faire oublier Lost et faisant seulement oublier de la regarder) n'ont tiré vers le haut une production télévisuelle plus que moyenne. Cette saison 2010 sera-t-elle la bonne? Pas mal d'indices convergent en tout cas en ce sens. Petit florilège des fictions télé qui devraient nous scotcher à l'écran. Rubicon (a débuté le 1er août): Une production de la petite chaîne AMC ( Mad Men, Breaking Bad...), un gage de qualité en soi. Un thriller conspirationniste qui a déjà écoulé 3 formidables épisodes paranoïaques et désuets à la fois, prenant le temps de déployer leurs arguments sans s'effeuiller tout de suite. James Badge Dale ( The Pacific) y est analyste politique au sein d'un think tank et tombe par hasard sur un complot d'une ampleur impressionnante. Un délicieux vertige. The Big C (débutera le 16 août): C'est Showtime (derrière Californication, Weeds, Dexter...) qui a osé s'attaquer à un sujet grave sur le ton de la comédie: le cancer. Laura Linney interprète une mère de famille et enseignante de Minneapolis rongée par le crabe. Cynthia Nixon et Liam Neeson figurent également au casting. Boardwalk Empire (débutera le 19 septembre): Créée par Martin Scorsese et Terence Winter (scénariste des Sopranos), la série HBO la plus prestigieuse de l'histoire de la télé relate l'épopée d'un homme d'affaires se lançant dans le commerce d'alcool sous la Prohibition. Michael Pitt y côtoie Steve Buscemi -excusez du peu. The Event (débutera le 20 septembre): Son trailer, visible sur YouTube, est grandiose. Il montre un jeune homme entraîné malgré lui dans un complot destiné à assassiner le président des USA, mais aussi la disparition de sa fiancée lors de vacances qu'on essaie de lui faire avaler comme imaginaires. Blair Underwood est le président dans cette fiction que l'on présente comme un croisement de 24H et de Lost. On y croit. The Miraculous Year (date de lancement inconnue): Du beau monde. Notamment Susan Sarandon au générique, et Kathryn Bigelow derrière la caméra. Avec le portrait d'une famille new-yorkaise vue à travers les yeux d'un artiste autodestructeur. Luck(date de lancement inconnue): Michael Mann + Dustin Hoffman dans une histoire de paris hippiques = futur chef-d'£uvre? C'est bien la première fois que la rentrée nous fait cet effet-là! Myriam Leroy