Du 27 au 30 juin

Chaque année, en regardant un concert d'Anouk ou de Muse sur écran géant, perdu dans la foule, passablement imbibé, avec une vilaine frite et une fricandelle dans l'estomac, on se dit que c'était sans doute la dernière. Qu'on ne nous y reprendra pl...

Chaque année, en regardant un concert d'Anouk ou de Muse sur écran géant, perdu dans la foule, passablement imbibé, avec une vilaine frite et une fricandelle dans l'estomac, on se dit que c'était sans doute la dernière. Qu'on ne nous y reprendra plus. On finit pourtant toujours par revenir à Rock Werchter. Parce qu'au-delà de sa taille démesurée, de ses noms ronflants souvent pas bien excitants, le festival louvaniste parvient, édition après édition, à programmer des incontournables. Des artistes qu'on chérit et qu'on ne croisera pas ailleurs. En ce dernier week-end de juin, le poids lourd belge de l'été célèbre deux retours terriblement excitants: celui de Tool, qui sortira à la rentrée son premier album depuis treize ans, et celui de Robert Smith et The Cure, dont le nouveau disque (le premier depuis 2008) est annoncé avant la fin de l'année. Avec Kylie (Minogue), Damon Albarn (The Good, The Bad and the Queen), Weezer (nostalgie quand tu nous tiens) et sa quatrième scène (The Murder Capital, Denis Benet), on est déjà sûrs de s'y retrouver.