"Raise the Roof"

Depuis la fin brutale de Led Zeppelin en 1980 -suite à l'overdose d'alcool du batteur John Bonham-, Robert Plant (1948) mène un parcours en roue libre. Soit une quinzaine d'albums solo ou collaboratifs. Du dispensable rétro The Honeydrippers: Volume One en 1984 à un impressionnant l...

Depuis la fin brutale de Led Zeppelin en 1980 -suite à l'overdose d'alcool du batteur John Bonham-, Robert Plant (1948) mène un parcours en roue libre. Soit une quinzaine d'albums solo ou collaboratifs. Du dispensable rétro The Honeydrippers: Volume One en 1984 à un impressionnant live unplugged, dix ans plus tard, avec son ex-comparse Jimmy Page et de splendides orchestres traditionnels égyptien et marocain. S'essayant à plusieurs styles roots, Plant a trouvé en sa cadette Alison Krauss (1971), chanteuse américaine country-bluegrass, sa double idéale pour l'album Raising Sand, paru à l'automne 2007. Grand succès critique et commercial sublimé par la parenté de deux interprètes organiques. Quatorze ans plus tard, la paire angloricaine remet le couvert sur un album qui, hormis un titre nouveau écrit par Plant et le producteur T-Bone Burnett, plonge avidement dans le patrimoine. En privilégiant les auteurs américains de chansons pas forcément connues, à part The Price of Love des Everly Brothers. Avec une petite tranche anglaise de compositions signées Bert Jansch et Anne Briggs, pour le même résultat épatant de reprises métamorphosées. Sur un disque à la fois rêche, roots et émotionnel, les chansons très justement orchestrées bénéficient de voix sans âge. Robert assumant grandement, comme Alison, des vibrations fonctionnant aussi bien fin 2021 qu'il y a un siècle...