Dès le 22 mars prochain, la galerie Zedes exposera le travail de Ray Richardson. Artiste né en 1964 à Woolwich (banlieue du sud-est de Londres), l'homme déploie une oeuvre urbaine et populaire qui transpire le cockney, ce langage imagé riche en proverbes et jurons...

Dès le 22 mars prochain, la galerie Zedes exposera le travail de Ray Richardson. Artiste né en 1964 à Woolwich (banlieue du sud-est de Londres), l'homme déploie une oeuvre urbaine et populaire qui transpire le cockney, ce langage imagé riche en proverbes et jurons portant les traces sociales de la working class londonienne. Dans un milieu où l'art n'est pas la principale occupation, Richardson va s'employer à sortir du lot. Diplômé de la Saint Martin's School of Art et du Goldsmiths College, il a obtenu le premier prix du British Council en 1989 ainsi que le prix BP Portrait en 1990. Beau comme du Billy Elliot? Ce n'est pas tout: une de ses toiles représentant le champion du monde de boxe Lennox Lewis est à voir à la National Portrait Gallery. La bonne nouvelle, c'est que Richardson est aussi attachant que son oeuvre, du moins si l'on en croit un joli documentaire réalisé par Nina Degraeve. Le bonhomme y apparaît tel qu'en lui-même, irrité par les petits codes du monde de l'art. Envie d'en voir davantage avant l'accrochage de mars? Rendez-vous sur le site de l'intéressé, qui s'ouvre par une déclaration fracassante selon laquelle il serait "le Martin Scorsese de la peinture". Sous le généreux onglet "Paintings", on fait défiler une oeuvre, de fait, intensément cinématographique.