Avec sa saga Vernon Subutex, Virgine Despentes a pu capter en ce début de XXIe siècle un air du temps, la fin d'une génération à travers un personnage devenu culte. Il y a quelques mois sortait l'adaptation en BD de la trilogie. Se collait à la difficile tâche de transp...

Avec sa saga Vernon Subutex, Virgine Despentes a pu capter en ce début de XXIe siècle un air du temps, la fin d'une génération à travers un personnage devenu culte. Il y a quelques mois sortait l'adaptation en BD de la trilogie. Se collait à la difficile tâche de transposition le dessinateur Luz. Une rencontre à la fois artistique et humaine que reflète pleinement l'entretien croisé proposé par le podcast culturel Programme B. Au fil des quatre épisodes, l'autrice et le dessinateur confient ce qui les a rapprochés mais, amenés avec complicité et bienveillance par l'intervieweuse Géraldine Sarratia, ils reviennent également sur les moments -souvent les plus compliqués- de leur carrière. Le "On se lève et on se casse" lancé par la première dans la presse, suivi de la colère d'Adèle Haenel à la cérémonie des César 2019 qui avait récompensé Roman Polanski, reste pour la romancière un moment où elle en a pris plein la tronche avant que la pandémie ne vienne balayer l'actualité pour de longs mois. Évidemment, Luz revient sur sa vie après l'attentat contre Charlie Hebdo. Tour à tour, des paroles sincères et émouvantes surgissent mais se laissent surprendre elles-mêmes par des moments plus cocasses comme la coulisse du Goucourt entrouverte par Despentes, qui a quitté le prestigieux jury l'année dernière.