Cela fait un petit bout de temps que la psychanalyse est devenue le punching-ball favori de tous ceux pour qui la vie de l'âme n'aurait rien à voir avec le bourbier bizarre décrit par le bon docteur Freud. De l'antipsychiatrie des années 70 aux attaques débilos de Michel Onfray, en passant par l'ironie pédante des défenseurs du comportementalisme, il ne se passe pas une saison sans qu'elle ne se découvre un nouvel ennemi. Le plus souvent, il faut bien le dire, celui-ci est intérieur: parmi les psychanalystes, beaucoup ont loupé le coche des grands bouleversements sociétaux du dernier demi-siècle -de la libération sexuelle à la fluidification des g...