"Came Down Different"

Si l'Histoire du rock est une affaire de cycles et de boucles, elle a quand même sacrément tendance à revenir et s'appesantir sur les années 90. Celle des grunge et des slackers. De la power pop et du college rock. Des guitares crades sur mélodies chiadées. Si les membres de Pardoner se sont rencontrés à l'université de San Franci...

Si l'Histoire du rock est une affaire de cycles et de boucles, elle a quand même sacrément tendance à revenir et s'appesantir sur les années 90. Celle des grunge et des slackers. De la power pop et du college rock. Des guitares crades sur mélodies chiadées. Si les membres de Pardoner se sont rencontrés à l'université de San Francisco, ressemblent moins à un groupe de rock qu'à une bande de nerds en goguette, ils ont apparemment été biberonnés aux mamelles tutélaires des nineties et été élevés à la dure. À coups de berceuses bancales, de chants énervés et de guitares saturées. Peut-être même que leurs parents les ont conçus en regardant Alternative Nation et Beavis and Butt-Head. Mais tout ça, comme dirait l'autre, ça ne nous regarde pas. Vous avez d'ailleurs failli ne jamais en entendre parler. Après la sortie en 2019 de leur EP Playin' on a Cloud, le Pardoner en chef Max Freeland quitta la Bay Area pour le Canada. Laissant planer le doute sur la suite de leurs aventures. Enregistré, mixé et masterisé à Oakland par Jack Shirley (Deafheaven, Amenra...), Came Down Different est né de démos mises en boîte par Freeland de l'autre côté de la frontière avec des membres de Dumb, punks à pizzas de Vancouver. Came Down Different sonne comme une compilation MTV Fresh trouvée au fond du placard. Une collection bluffante et efficace de singles qui parlera aux supporters de Dinosaur Jr., de Sonic Youth et de Pavement. Une douzaine de morceaux à enchaîner avec Parquet Courts, Kiwi Jr. et les débuts de Cloud Nothings. Énergique, mélodieux et nerveux, la carte de visite parfaite en attendant une tournée européenne...