" Déclinez mes paroles autant qu'il vous plaira. Elles se résument à un précepte primordial. Brûlez. Brûlez vos jours. Brûlez votre vie. La flamme exprime une vérité absolue. (...) Jetez-vous tête la première dans les flammes et brûlez votre vie." Ainsi s'exprime Ja...

" Déclinez mes paroles autant qu'il vous plaira. Elles se résument à un précepte primordial. Brûlez. Brûlez vos jours. Brûlez votre vie. La flamme exprime une vérité absolue. (...) Jetez-vous tête la première dans les flammes et brûlez votre vie." Ainsi s'exprime Jacob, chef de gang de l'Hydre, un gang qui règne sur les nuits parisiennes. Il en est le démiurge fou et ne s'exprime que par un trou fait dans la toile de l'écran du cinéma Léviathan, un bouge parisien qui diffuse du porno non-stop, et qui, dans ses entrailles labyrinthiques, accueille et vénère le pire absolu de l'homme. Au Léviathan, on tue, on dépiaute et fistfucke à répétition, même quand un autre gang entre en scène pour s'emparer du lieu -drôle d'idée, très mauvaise idée. Aurélien Masson, l'éditeur de l'excellente collection Equinox, aime de temps en temps les textes extrêmes et interdits aux mineurs et aux âmes un peu sensibles -on lui devait déjà le très trash et cru La Belle Vie de Matthew Stokoe, sorti, sous plastique, à la Série Noire. Voilà qu'il remet ça avec ce texte extrême, porté heureusement par une écriture à la hauteur de la poésie noire et apocalyptique qui suinte de ce Pandémonium cauchemardesque, et qui doit autant à Lovecraft qu'à Hellraiser. Vous voilà prévenus.