"Some Kind of Peace"

À la cinquième chanson, un flash: voilà Björk revenue à ses premiers émois telluriques, sans l'ultérieur maniérisme conceptuel. Voix au ciel, cordes, frichtis s...

À la cinquième chanson, un flash: voilà Björk revenue à ses premiers émois telluriques, sans l'ultérieur maniérisme conceptuel. Voix au ciel, cordes, frichtis sonores. Ben non, il s'agit de Jófríður Ákadóttir, vocaliste de 24 ans, islandaise comme Ólafur, qui, dans cet album essentiellement instrumental, rejoint la chanteuse germano-coréenne Josin, bizarrement sous-mixée -mais cela fonctionne- dans The Bottom Line. Sinon, le cinquième album solo d'Arnalds travaille surtout l'idée d'un ambient organique, un peu comme si Brian Eno avait grandi entre les volcans refroidis de l'extrême nord de l'Europe. Pas juste une comparaison mais une sensation d'être, piano et cordes présents -l'héritage aussi de Chopin- dans un sonore anti-anxiogène. Ce qui n'est déjà pas si mal.