Planqués dans une cabine des toilettes du commissariat, les détectives Dinah Kowalska et Joy Freers discutent avec l'agent Tanner, tentent de relier les points d'une complexe affaire d'enlèvement. L'arrivée soudaine d'une personne venue se soulager les force au silence et aux fous rires étouff...

Planqués dans une cabine des toilettes du commissariat, les détectives Dinah Kowalska et Joy Freers discutent avec l'agent Tanner, tentent de relier les points d'une complexe affaire d'enlèvement. L'arrivée soudaine d'une personne venue se soulager les force au silence et aux fous rires étouffés. De l'autre côté de la paroi, leur supérieure, l'inspecteur principal Vivienne Deering coule son bronze en chantant à tue-tête. No Offence donnait le ton dès son premier épisode: le cru et l'irrévérence alliés à l'intelligence est l'apanage des comédies britanniques, comme l'avaient déjà prouvé Fleabag et Shameless. Cette dernière est d'ailleurs également l'oeuvre de Paul Abbott, qui aborde ici le quotidien de la Manchester Metropolitan Police, sous la férule d'une Deering (Joanna Scanlan) qui parle et agit sans filtre et a sous ses ordres une troupe bizarrement assortie, dont le taux d'élucidation des affaires tient du miracle ou du génie (Alexandra Roach est d'une candeur lunaire absolument irrésistible dans le rôle de la détective Freers). Les personnages, leur environnement social, les questions d'actualité sont écrits, posés avec pré- cision et pertinence. La rigueur du script, réglant les scènes jusque dans les moindres détails, finit de donner une sérieuse crédibilité à cette série dont la dérision et l'humour balaient tout sur leur passage.