Alors que quelques séries médicales, la française Hippocrate en tête, ont réussi ces dernières années à sortir le monde hospitalier de son liquide amniotique de béni-oui-oui et de sensations fortes pour accoucher de réc...

Alors que quelques séries médicales, la française Hippocrate en tête, ont réussi ces dernières années à sortir le monde hospitalier de son liquide amniotique de béni-oui-oui et de sensations fortes pour accoucher de récits à fibre sociale dure et réaliste, New Amsterdam semble emprunter un chemin inverse. Inspirée des mémoires d'Eric Manheimer, médecin dans un grand hôpital de New York, la série se déleste très vite des aspects critiques de la matière originale pour leur préférer un bon vieux retour aux sources: prouesses de médecin capable de diagnostiquer en un clin d'oeil des cas hyper complexes, histoires de fesses et de coeur. Les quelques rares occasions de pointer les crises de l'hôpital public, sacrifié sur l'autel de la rentabilité, trahissent la volonté de donner une dimension sociale et humaniste. Mais elles se noient dans des montées répétitives de tension, ficelles classiques des fictions hospitalières. Ça passe crème pour un dimanche soir, plutôt favorable au repos des neurones.