"Alive in the House of Saints, Part 2"

Acquis auprès de son fondateur (le Suisse Werner X. Uehlinger) par Outhere Music, Hat Hut Records (et ses collections baptisées successivement Hat Art et hatOLOGY) reste -même si sa présence, ces dernières années, s'est faite plus discrète- l'un des labels indépendants liés à l...

Acquis auprès de son fondateur (le Suisse Werner X. Uehlinger) par Outhere Music, Hat Hut Records (et ses collections baptisées successivement Hat Art et hatOLOGY) reste -même si sa présence, ces dernières années, s'est faite plus discrète- l'un des labels indépendants liés à l'avant-garde internationale, parmi les plus importants jamais créés en Europe dans les années 70. Si Hat Hut n'a pas renoncé à présenter et révéler des artistes en activité ( voir l'album d'Eichenberger et Studer critiqué sur cette page), il poursuit aujourd'hui une politique soutenue de réédition des titres épuisés de son catalogue. C'est le cas avec cet album de la pianiste Myra Melford et de son trio enregistré en 1993 et publié originellement en 2000. Si l'on peut regretter que l'éditeur ait décliné en deux parties ce qui était à l'origine un double album, augmentant d'autant le prix d'achat de cette réédition, Alive in the House of Saints, désormais au complet, n'en reste pas moins le bienvenu puisqu'il est, à ce jour, le meilleur disque de la pianiste. Jamais aussi inspirée que lorsqu'elle se produit en public (ici en Allemagne, dans deux clubs), Myra Melford, soutenue par une section rythmique d'exception (Lindsey Horner, basse, Reggie Nicholson, batterie), navigue avec talent à travers un savant mélange de style dont le free n'est que l'une des composantes.