S'il fut le roi de la soul, un pionnier du funk et la plus grande bête de scène de l'Histoire de la musique, James Brown était aussi un perfectionniste tyrannique ...

S'il fut le roi de la soul, un pionnier du funk et la plus grande bête de scène de l'Histoire de la musique, James Brown était aussi un perfectionniste tyrannique et radin qui foutait, d'un petit signe de la main, des amendes à ses musiciens en plein concert. Un mec solitaire et sans potes, hypnotisé par le fric et qui battait les femmes. Trépidant, passionnant, le documentaire d'Alex Gibney (produit par Mick Jagger) n'occulte pas grand-chose et brosse avec de nombreux témoignages et images d'archives le portrait d'un ombrageux génie. Aux premières loges, ses musiciens dévoilent la face sombre du godfather of soul. Dans l'une des scènes les plus marquantes, Melvin Parker, le frère de Maceo, se souvient même lui avoir foutu un flingue sous le nez. Un docu riche et bien balancé.