Après Tunis, puis Beyrouth et avant une édition (qui s'annonce difficile) sur Damas, capitale d'une Syrie en guerre, Moussem a posé son regard sur la ville marocaine de Casablanca. "On a choisi Casablanca plutôt qu'une ville "carte postale" comme Fès ou Marrakech. Casa est le ventre du Maroc avec beaucoup de contradictions entre modernité et tradition. Di...

Après Tunis, puis Beyrouth et avant une édition (qui s'annonce difficile) sur Damas, capitale d'une Syrie en guerre, Moussem a posé son regard sur la ville marocaine de Casablanca. "On a choisi Casablanca plutôt qu'une ville "carte postale" comme Fès ou Marrakech. Casa est le ventre du Maroc avec beaucoup de contradictions entre modernité et tradition. Dirigée par les conservateurs islamiques, c'est la ville du Maroc où les femmes se font le plus harceler, où elles sont les plus émancipées (célibataires, ayant un travail...), avec les plus grands cabarets et les bars!" On découvrira un Kabaret Chikhats d'hommes travestis en femmes reprenant la tradition des chikhats, ces chanteuses-danseuses-musiciennes affranchies qui boivent et fument parmi les hommes, cataloguées de... "petite vertu". Ma ville m'a tuer: performance d'Asmaa Houri sur des récits intimes faits "de rencontres mystiques et de disputes qui dégénèrent". Folkah! de la chorégraphe Meryem Jazouli explorant la gestuelle d'une danse traditionnelle du Sahara. Attendu aussi Razzia, le nouveau film du réalisateur du sulfureux Much Loved, Nabil Ayouch. Un chassé-croisé de personnages au coeur de Casablanca. Quelques expos, Raw Poetry et Loading... Casa présenteront les oeuvres d'artistes jeunes comme Randa Maroufi, Hicham Lasri, Anna Raimondo et d'artistes confirmés comme Hassan Darsi avec sa nouvelle installation de noir et d'or, Les Réparateurs du ciel. En littérature: rencontre avec Réda Dalil ( Le Job, Best-Seller) et Youssef Fadel ( La Guerre, Haschish). Côté musique: du Casa populaire avec Khadija El Bidaouia & Abderrahim Souiri aux rythmes du chaâbi (blues marocain) et les déjantés de Hoba Hoba Spirit, sorte de Mano Negra marocain...