Écrite par le scénariste de The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story, cette série britannique nage dans les eaux troubles des collusion politiques et médiatiques. Si elle rappelle Succession en ce qu'elle évoque une dynastie de pouvoir (ici la presse) au bord de l'impl...

Écrite par le scénariste de The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story, cette série britannique nage dans les eaux troubles des collusion politiques et médiatiques. Si elle rappelle Succession en ce qu'elle évoque une dynastie de pouvoir (ici la presse) au bord de l'implosion, MotherFatherSon se distingue par une tonalité nettement plus sournoise et shakespearienne. Depuis une courte apparition dans un épisode de la série policière immémoriale Kojak, en 1976, c'est ici la première apparition de Richard Gere sur petit écran. Il incarne Max Finch, le patriarche, magnat conservateur, mégalo et retors. Son ex-femme, Kathryn (Helen McCrory), bénévole auprès de sans-abri mais impeccablement coiffée, est terrifiée à l'idée que son fils Caden (Billy Howle) marche dans les pas de son père. Mais le déterminisme familial, loin de suivre son cours, réserve des surprises alors que Caden noie le journal familial, The National Reporter, dans son incompétence et l'addiction à la cocaïne. Papa doit y replonger son nez au moment où une crise politique frappe la Grande-Bretagne. Balancée entre grosses ficelles mélodramatiques et acuité dans l'analyse des relations familiales toxiques, la série laisse une impression de spectacle inégal mais souligne avec brio les ressorts égotiques qui poussent le monde toujours plus près du gouffre.