À court de séries "sérieuses", on a fini par s'égarer dans quelques shows culinaires de qualité variée. Était-ce pour cela qu'apparut soudain l'intrigant trailer de Midnight Diner, comme tout droit émergé des limbes de Netflix? Curieux, on s'y est aventuré. On n'a pas regretté. En guise de ...

À court de séries "sérieuses", on a fini par s'égarer dans quelques shows culinaires de qualité variée. Était-ce pour cela qu'apparut soudain l'intrigant trailer de Midnight Diner, comme tout droit émergé des limbes de Netflix? Curieux, on s'y est aventuré. On n'a pas regretté. En guise de générique, une déambulation dans l'hyperactive Tokyo au son de ce que l'on jurerait être une reprise japonaise du Stairway to Heaven de Led Zep. Détour dans une ruelle anonyme: c'est là, dans le quartier de Shinjuku, que le Master tient son modeste restaurant ouvert toutes les nuits de minuit à sept heures du matin. Le menu est court, mais le Master cuisine à la demande. Aux basses heures de la nuit se succèdent clients réguliers ou somnambules égarés. Adapté du manga La Cantine de Minuit de Yarô Abe, chaque épisode s'attarde sur l'un d'eux, leur obsession pour un plat et une part de leur vie. Entre deux bols, le sage Master égrène quelques conseils avisés et partage une nouvelle recette à presque chaque épisode! Tantôt sombres, tantôt mélancoliques, des intrigues à la bizarrerie toute nippone s'enchaînent à un rythme apaisé: un effrayant Yakuza épris d'un travesti bavard, une ancienne actrice de série à la Bioman tente d'oublier son passé au volant de son taxi et commande continuellement -quelle hérésie!- une soupe miso sans les nouilles... La même chose, Master!