Après Marlon Brando et Joan Crawford, c'est au tour de Mel Gibson de faire l'objet d'une courte étude monographique dans la collection "Stories" des éditions Capricci -Bruce Lee, Robert Mitchum et Rita Hayworth sont déjà annoncés à sa suite. Collaborateur du magazine So Film, Matthieu Rostac s'y penche avec beaucoup de rigueur sur les ra...

Après Marlon Brando et Joan Crawford, c'est au tour de Mel Gibson de faire l'objet d'une courte étude monographique dans la collection "Stories" des éditions Capricci -Bruce Lee, Robert Mitchum et Rita Hayworth sont déjà annoncés à sa suite. Collaborateur du magazine So Film, Matthieu Rostac s'y penche avec beaucoup de rigueur sur les racines de cet Américain d'Australie issu d'une famille catholique de dix enfants (!) d'ascendance irlandaise. Acteur mythique de Mad Max et de L'Arme fatale, réalisateur oscarisé de Braveheart, Gibson a connu la gloire mais aussi le soufre -le doloriste et très controversé (antisémite?) The Passion of the Christ- puis la dégringolade au cours d'une carrière singulièrement chargée qui s'est aussi définie à travers les propositions qu'il a déclinées -il a refusé d'incarner James Bond et Batman, de jouer dans The Untouchables de Brian De Palma ou Robin Hood de Kevin Reynolds. Abonné aux personnages meurtris et cabossés, ce bagarreur constamment sur le fil du rasoir, pochtron invétéré à la personnalité paradoxale, est un adepte des dérapages fort peu contrôlés, qu'ils soient à teneur homophobe, misogyne ou raciste. Revenu d'une longue traversée du désert et ayant fait amende honorable, celui que l'on a surnommé pour d'évidentes raisons Mad Mel, mais aussi Mel-une-prise pour son incroyable capacité à donner d'emblée le meilleur de lui-même, croule désormais à nouveau sous les projets, dont un remake de The Wild Bunch de Sam Peckinpah qu'il s'apprête à réaliser. Avant, sans doute, de donner une suite à The Passion of the Christ, d'ores et déjà intitulée Resurrection. Tout un symbole...