Lors de sa tournée marathon du printemps 2015, Stromae a bien failli mettre fin à ses jours: "J'ai subi les effets secondaires du Lariam (...). J'étais stressé, épuisé, tout me prédisposait à péter les plombs, mais l'accélérateur, c'était le Lariam." Il livre cette éviden...

Lors de sa tournée marathon du printemps 2015, Stromae a bien failli mettre fin à ses jours: "J'ai subi les effets secondaires du Lariam (...). J'étais stressé, épuisé, tout me prédisposait à péter les plombs, mais l'accélérateur, c'était le Lariam." Il livre cette évidence qui donne le vertige (ou la nausée): lui a été bien entouré, suivi, conseillé. Mais combien de milliers d'adultes ou d'enfants qui n'ont pas ses moyens ont perdu la vie? Le Lariam, combinaison à base d'artémisine, est un traitement antipaludique qui inonde le marché. Il est au centre d'un procès opposant, en Grande-Bretagne, des vétérans d'Irak au ministère de la Défense, et dont le retentissement n'est pas arrivé jusqu'à nous. Jusqu'à ce documentaire saisissant de Bernard Crutzen qui se penche sur un traitement alternatif centré sur la forme naturelle de l'artemisia, une plante poussant en Asie, qui permettrait de contrer efficacement et pour bien moins cher les ravages du paludisme, mais qui reste interdite en France et en Belgique notamment. Pression des groupes pharmaceutiques, omerta politique, silence assourdissant de l'OMS paraissent au grand jour à travers les témoignages de spécialistes, médecins, pharmaciens, de voyageurs soignés par les infusions de cette plante dont les malades d'Afrique sont soigneusement tenus à l'écart.