À côté des incontournables nouveautés, ce premier semestre aura également réservé son lot d'éclatantes confirmations. Histoire d'illustrer, si besoin en était, que certaines grandes séries tiennent merveilleusement bien le choc des années....

À côté des incontournables nouveautés, ce premier semestre aura également réservé son lot d'éclatantes confirmations. Histoire d'illustrer, si besoin en était, que certaines grandes séries tiennent merveilleusement bien le choc des années. Ainsi, sur AMC, de la vertigineuse cinquième et avant-dernière saison de Better Call Saul. Porté par une griffe stylistique identifiable entre mille et d'une intelligence d'écriture hors norme, le spin-off/prequel de Breaking Bad n'a tout simplement jamais semblé aussi maîtrisé et mature que tout au long de ce nouveau coup de maître qui assoit la série en véritable western mythique du tourment moral. Tous crocs et capes dehors, la deuxième saison de la vampirique et mockumentaire What We Do in the Shadows sur FX nous a, elle, pliés en dix de rire. Tout comme la deuxième partie de la quatrième saison de ce petit régal iconoclaste de pop culture métaphysique qu'est Rick et Morty sur Adult Swim. Quant à BoJack Horseman, splendeur crépusculaire à la fantaisie unique en son genre, elle a tiré sa révérence tout là-haut, en apesanteur, à son sommet inégalable de ravageuse drôlerie dépressive. Preuve que sur Netflix aussi, on achève bien les chevaux.