En attendant le prequel Furiosa avec la reine de la mise en échec(s) Anya Taylor-Joy, on se replongera avec délectation dans cette anthologie Mad Max qui regroupe -forcément- les trois ...

En attendant le prequel Furiosa avec la reine de la mise en échec(s) Anya Taylor-Joy, on se replongera avec délectation dans cette anthologie Mad Max qui regroupe -forcément- les trois volets gibsonniens (1979, 1981 et 1985) de cet opéra nihiliste et dégénéré élevant ses engins de mort motorisés en objets de fascination quasiment fétichiste, mais aussi leur suite tardive, film-monstre de tous les excès chorégraphié comme un ballet d'affreux joyeusement convertis à l'ultraviolence orgiaque: Fury Road (2015). Si le troisième épisode, plus héroïque et bien-pensant, est de loin le plus faible, la saga dystopique et post-apocalyptique de George Miller n'a rien perdu de sa pertinence enragée avec les années. Un documentaire de plus d'une heure dans les coulisses de la bête et des scènes inédites assez folles de Fury Road complètent cet incontournable objet.