Que le jazz se soit trouvé ces dernières années, sinon un nouveau souffle, au moins une nouvelle jeunesse, c'est une évidence. Cela se reflète dans la production du genre, désormais centenaire. Mais aussi, depuis quelques années, dans la programmation de toujours plus de festivals. C'est le cas par exemple de Jaz...

Que le jazz se soit trouvé ces dernières années, sinon un nouveau souffle, au moins une nouvelle jeunesse, c'est une évidence. Cela se reflète dans la production du genre, désormais centenaire. Mais aussi, depuis quelques années, dans la programmation de toujours plus de festivals. C'est le cas par exemple de Jazz à Liège, qui a muté en Mithra Jazz en ouvrant au passage toujours un peu plus son affiche (jusqu'à faire de la place en mai prochain pour la chanteuse Camille par exemple). C'est aussi la ligne prônée par le Leuven Jazz, créé lui en 2013. Sa sixième édition démarrera le 16 mars. Dix jours durant, le festival dispersé un peu partout dans la ville proposera à nouveau une toute belle affiche, avec par exemple le batteur américain Mark Guiliana, qui a notamment travaillé sur l'ultime album de David Bowie, Blackstar (le 22). On sera également curieux de retrouver une bonne partie de ceux qui animent la jeune scène anglaise du moment: de la brillante chanteuse Zara McFarlane, jamais très loin de ses racines reggae, à la saxophoniste Nubya Garcia (le 23), en passant par Shabaka Hutchings, présent avec son projet Sons of Kemet (le 24), ou encore le duo londonien Binker & Moses (en première partie de Giuliana). En outre, le festival a programmé un important contingent belgo-belge, dont notamment l'incontournable Philip Catherine (le 19), Melanie De Biasio (le 25), ou encore un trio de batteurs formé par Antoine Pierre, Lander Gyselinck et Mark Schilders, pour un hommage à Elvin Jones. Alléchant.