Habituellement vouée aux innovations high-tech pures et dures, la grand-messe techno de Las Vegas jetait en partie son dévolu sur le monde du gaming cette année. Le secteur du jeu vidéo actuellement en pleine reconversion voit ainsi le cloud gaming avancer à grands pas via Sony. Annoncé pour cet été, son service de PlayStation Now entend ainsi streamer des titres PlayStation (encore non annoncés) sur PS4, PS3, PS Vita, téléviseurs, tablettes et smartphones. Inutile de se préoccuper de la puissance de calcul de la plateforme, ici. Seule une bande passante de 5 Mo/...

Habituellement vouée aux innovations high-tech pures et dures, la grand-messe techno de Las Vegas jetait en partie son dévolu sur le monde du gaming cette année. Le secteur du jeu vidéo actuellement en pleine reconversion voit ainsi le cloud gaming avancer à grands pas via Sony. Annoncé pour cet été, son service de PlayStation Now entend ainsi streamer des titres PlayStation (encore non annoncés) sur PS4, PS3, PS Vita, téléviseurs, tablettes et smartphones. Inutile de se préoccuper de la puissance de calcul de la plateforme, ici. Seule une bande passante de 5 Mo/seconde (selon Sony) serait nécessaire. Processeurs doués et données de jeu ne sont donc plus entre les mains du joueur mais sur des serveurs distants. De quoi proposer des parties à la demande, à la manière du visionnage d'une vidéo YouTube. Le tout via une location à la pièce ou forfaitaire (un abonnement type Spotify), y compris pour des jeux récents comme Last of Us en démo sur le showfloor du salon. Egalement intéressé par le cloud gaming, Toshiba confirmait que la PS4 et Xbox One seront les dernières consoles de leur genre. Le constructeur annonçait ainsi le lancement de GameNow sur trois de ses (nouveaux) téléviseurs cette année. En branchant une manette Logitech compatible, Street Fighter X Tekken, Devil May Cry 4, Resident Evil 5, Batman: Arkham Asylum et autre Arkham City devraient être jouables illico sur ses écrans. Paradoxalement, cette migration annoncée du hardware n'entame pas l'enthousiasme suscité par les Steam Machines (ou Steam Box) de Valve. Ce standard technique que l'on pourrait comparer au format DVD ou Blu-ray ambitionne de porter le jeu vidéo PC dans les salons, terre sacrée de Nintendo, Microsoft et Sony. Pas moins de treize constructeurs de PC annonçaient leur ralliement à cette cause à Las Vegas avec des machines allant de 360 à 4400 euros. Alienware, le plus connu d'entre eux, sortira un modèle au milieu de cette année. Mais d'autres acteurs comme Gigabyte, Zotac et le français Materiel.net sont également dans la course, à coup de machines ressemblant à des consoles de salon classiques ou à des PC. L'idée est très séduisante. D'autant que chaque gamer peut -théoriquement- assembler sa propre machine compatible à condition qu'elle tourne sous Steam OS (une version de Linux customisée par Valve) et qu'elle atteigne une certaine puissance. Mieux, les premiers commentaires de la presse spécialisée portant sur le Steam Controller (joypad dont les deux cercles tactiles remplacent le couple clavier/souris) se montrent encourageants. Valve devra toutefois encore livrer un gros effort sur son catalogue de jeux. Nerf de la guerre, celui-ci n'offre en effet "que" 300 titres déjà connus des joueurs PC (Super Meat Boy, Project Cars, Metro Last Light...). Half Life 3 en exclu sur Steam Box? La belle affaire... MICHI-HIRO TAMAÏ