En regardant The Riot Club et sa bande de jeunes comédiens pleins d'énergie et de talent, le souvenir revient d'un autre film britannique, Another Country, sorti en 1984 et où l'histoire -vraie- d'étudiants allant devenir espions pour l'URSS était jouée par la crème de la nouvelle génération d'acteurs tels Colin Firth, Rupert Everett, Rupert Wainwright et Cary Elwes. Avec Max Irons (fils de Jeremy), Freddie Fox (fils d'Edward) et Douglas Booth, Sam Claflin se révèle pleinement dans un Riot Club où il incarne Alistair Ryle. Un personnage de beau gosse de grande famille basculant sale gam...

En regardant The Riot Club et sa bande de jeunes comédiens pleins d'énergie et de talent, le souvenir revient d'un autre film britannique, Another Country, sorti en 1984 et où l'histoire -vraie- d'étudiants allant devenir espions pour l'URSS était jouée par la crème de la nouvelle génération d'acteurs tels Colin Firth, Rupert Everett, Rupert Wainwright et Cary Elwes. Avec Max Irons (fils de Jeremy), Freddie Fox (fils d'Edward) et Douglas Booth, Sam Claflin se révèle pleinement dans un Riot Club où il incarne Alistair Ryle. Un personnage de beau gosse de grande famille basculant sale gamin pervers, à des lieues de ses rôles de Prince Charmant dans Snow White and the Huntsman et de Finnick Odair dans la saga Hunger Games... "Ne pas juger le personnage que l'on interprète est une chose cruciale, mais ne pas juger Alistair ne fut pas facile!", sourit le jeune acteur. "En fait, après avoir lu le script, je le détestais franchement, explique-t-il, mais il fallait que je cherche le pourquoi de ce qu'il fait, la motivation des décisions qu'il prend. Pour cela, j'ai étudié son background, son milieu d'origine, comprendre qu'il a grandi dans l'ombre de son frère, que ses parents ne l'ont jamais réellement aimé, l'ayant expédié en pension à un très jeune âge. J'ai fini par comprendre son immense colère, son non moins immense besoin d'amour et d'attention, d'écoute et de respect. Dommage qu'il se tourne, pour satisfaire cette quête, vers les pires gens qui soient: les membres du Riot Club! Et pour lever ses inhibitions, vers l'alcool et la drogue..." Sam n'est pas devenu comédien par frustration ni mal-être. Populaire dès l'école, capitaine de l'équipe de football de son collège, il trouvait simplement sa vie "inintéressante et médiocre" au point de "désirer faire ce métier qui permet d'emprunter d'autres vies que la mienne, le temps d'un film..." "L'inconnu m'attire et m'intéresse, le mystère aussi, poursuit-il, être acteur me permet de jouer les explorateurs, mais dans un environnement sécurisé." Le sujet abordé par The Riot Club, Claflin a eu quelque mal à s'y sentir impliqué. "Je suis issu moi-même d'une classe inférieure, et je suppose que je fais des efforts pour m'intégrer à une classe plus élevée, comme c'est le cas de tant d'acteurs nés dans un milieu populaire... Ma famille m'a beaucoup protégé dans mon enfance, je n'avais aucune conscience de l'endroit où finissait la "low class" (la mienne) et où commençait l'"upper class". Je ne voyais pas le fossé entre les deux, cette claire division que souligne le film. Ce dernier m'a choqué autant qu'il choque certains spectateurs n'ayant pas conscience du phénomène... Un phénomène qui perdure à 100 %. Je ne manque pas d'argent mais je ne suis pas riche. Je bosse dur et ce que je gagne, je le consacre à ma famille. Comme le font ceux qui réussissent en étant de naissance modeste. Je ne saurais pas dépenser comme le font les riches de naissance. Cela ne s'apprend pas..." L.D.