Invité surprise de la dernière compétition cannoise, Wild Tales, le troisième long métrage du réalisateur argentin Damian Szifron, y a fait l'effet d'une petite bombe. L'auteur y dépeint, en six tableaux successifs, le portrait d'une humanité sous pression, pour une comédie noire érigeant bientôt le pétage de plombs en principe jouissif -peut-être plus encore parce que Les Nouveaux Sauvages dont fait état le titre français du film nous sont définitivement fort proches. "L'accueil du film a largement dépassé mes espoirs, commente Szifron au lendemain d'une projection euphorique. Je pense que ce film touche à quelque chose parlant à tout le monde, même à des gens venus d'horizons très différents." Et d'apprécier: "Le public a eu une réaction presque épidermique. Sans qu'il y ait là rien de solennel, je pense que certains films touchent aux aspects les plus profonds de la nature humaine. Et notamment des choses aussi simples et basiques que le désir de se défendre...